Tendance immobilier

Crise sanitaire : une (r)évolution pour le marché de l’immobilier ?

La crise sanitaire a modifié le quotidien et la façon de vivre des Français, voire, pour certains, leurs projets de vie. Les périodes successives de confinement, la généralisation du télétravail ont bouleversé les habitudes et les attentes vis-à-vis du logement. Si le marché immobilier a su se montrer résilient pendant la crise, les dernières études et sondages montrent que les aspirations des Français ont néanmoins changé. Des aspirations auxquelles nous sommes, en tant que promoteur, particulièrement attaché à décrypter et intégrer dans nos projets résidentiels.

Envie d’espace pour les Français

Les confinements successifs ont été pour beaucoup sources d’inconfort et de frustrations dans des espaces clos, perçus soudainement comme exigües. Le logement qui faisait simplement office de toit s’est transformé pour nombre d’entre nous en véritable lieu de vie et de travail. Engendrant un besoin d’espace plus grand.

Les différentes études menées indiquent ainsi clairement que les Français recherchent aujourd’hui des superficies plus grandes et en complément des logements possédant un espace extérieur, comme un jardin, une terrasse ou un balcon. Selon une étude réalisée par Seloger, la présence d’un espace extérieur est le critère principal de recherche pour 36% des acquéreurs

Plus loin des grandes villes

Pour acquérir ces espaces et gagner en proximité avec la nature, avoir la possibilité de vivre dans une maison, les Français sont disposés à s’éloigner des grandes villes, dans un contexte où le télétravail s’est largement démocratisé et perdure depuis sa mise en place dans de nombreuses entreprises. Une étude Harris interactive de février 2021 indiquait que 65% des Français  étaient prêts à s’éloigner du centre-ville pour obtenir un espace supplémentaire.

La Chêneraie à Villeneuve-lès-Avignon (30)

Un marché résilient

Si le marché immobilier avait été très chahuté par la crise lors du premier confinement, la confiance a rapidement regagné les acquéreurs, et les ventes ont retrouvé aujourd’hui leur niveau avant la Covid.

Pour se relever, le marché s’est rapidement adapté aux nouvelles normes dictées par la crise sanitaire. Les professionnels de l’immobilier ont su s’adapter au travail à distance. Ainsi, la digitalisation s’est fortement accrue dans un secteur historiquement fondé sur une relation de proximité terrain. Visites virtuelles, rendez-vous en visio, signature électronique (de l’acte, du prêt…) sont autant de solutions qui ont été déployées et appropriées par l’ensemble des acteurs.

Acheter dans le neuf, le bon moment ?

Dans ce contexte changeant, il est légitime de se demander si le moment est opportun pour acheter. Plusieurs raisons vont dans le sens d’une réponse affirmative :

  • Dans un contexte incertain, la pierre reste une valeur refuge et les Français y sont très attachés.
  • La demande de logements neufs est aujourd’hui plus forte que l’offre. La construction a certes retrouvé son niveau d’avant, mais les autorisations de permis de construire sont encore très en dessous des niveaux de mi-2017. L’offre va donc rester moins importante que la demande pour plusieurs mois encore. Donc, si un bien répond à ses critères de recherche, il ne faut pas hésiter à se positionner.
  • Les prix d’achat en cette fin d’année restent relativement stables. Or, une hausse des prix est envisageable, au regard de la pénurie de l’offre, mais aussi de l’entrée en vigueur l’an prochain de la RE2020, qui entrainera inéluctablement une hausse des prix de la construction.
  • Enfin, les taux d’emprunt restent très bas, et il peut être intéressant d’en profiter avant le durcissement des conditions de crédit au 1er janvier.