Smart city

Transpolis, une ville laboratoire pour tester la mobilité de demain

Comment nous déplacerons-nous dans la ville de demain ? C’est pour répondre à cette question qu’est né Transpolis, à 50 km de Lyon, véritable ville laboratoire à échelle 1. Ce complexe unique en Europe permet de tester les dernières technologies en matière de mobilité urbaine connectée et automatisée. Cheminons ensemble dans les rues de cette ville en apparence fantôme.

Il était une fois…

Jusqu’en 2004, le camp des Fromentaux accueillait une base militaire, destiné principalement au stockage des munitions. Mais aujourd’hui, ce qu’il reste des hangars a trouvé une toute autre fonction : simuler les façades d’une ville. Une ville de 16 hectares traversée et encadrée par des routes, boulevard et autoroute truffés de capteurs. Le camp des Fromentaux est devenu Transpolis, une ville laboratoire à échelle grandeur nature.

Le projet est lancé par un établissement public de recherche, l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) et par un consortium privé, Transpolis SAS, qui regroupe désormais 14 grandes entreprises d’horizons très différents et emploie 20 personnes, dont 17 ingénieurs.

Un terrain pour expérimenter les innovations de mobilité urbaine

Transpolis permet aux industriels et aux chercheurs de tester leurs dernières technologies en matière d’infrastructure et de véhicule, dans des conditions les plus proches du réel. Et de prouver ici que les technologies déployées sont efficaces et sans risques pour les usagers, avant d’envisager un déploiement dans l’espace public.

Inauguré officiellement en juillet 2019, le laboratoire est ainsi loué à la journée, à la semaine, voire au mois, en fonction de l’ampleur du projet testé.

Transpolis en chiffres

Concrètement, Transpolis, c’est :

  • Un site de 80 hectares
  • Une ville factice de 16 hectares, avec 50 mètres de hangars de 10 à 15 m de haut, points d’ancrage pour le décor urbain
  • 12 km de rues et de boulevards
  • 6 km de route de campagne avec des enchainements de courbes et de virages
  • 1,7 km d’autoroute
  • 320 km de fibres optiques déployées sous la chaussée !
  • La 5G
  • Des centaines de capteurs qui en font une ville hyperconnectée.

A cela s’ajoutent tous les équipements qui jalonnent nos routes : rond point, feux de signalisation, signalétique au sol, parking, abris bus…

A l’instar d’un décor de film, l’espace est modulable pour s’adapter à tous les scenarios. Les acteurs sont ici remplacés par des mannequins en mousse, pilotables à distance, permettant de reproduire les scènes de la vie ordinaire.

Une cinquantaine de projets en cours

Intéressant nous direz-vous, mais concrètement qu’est-ce qu’on y teste ? La mise à disposition de ce laboratoire est récente, mais déjà une cinquantaine de nouvelles “technologies” y sont expérimentées. Par exemple…

Des signalétiques intelligentes

Colas teste une signalétique au sol d’un nouveau genre : des dalles de résine dans lesquelles sont incrustées des leds. En fonction des conditions de circulation, ou des heures de la journée, ces leds peuvent rester éteintes pour laisser le passage des véhicules ou au contraire former une ligne blanche infranchissable.

Des lampadaires connectés

Sélux commercialise des lampadaires qui s’allument uniquement lorsqu’ils détectent la présence d’un usager sur la route. La société va aujourd’hui plus loin, en ajoutant d’autres capteurs à ses lampadaires connectés, notamment des capteurs de pollution qui déterminent la couleur de l’éclairage en fonction des résultats des analyses.

Des voitures autonomes

Bien sûr quand on parle de mobilité urbaine dans la ville intelligente de demain, on pense voiture autonome. Transpolis intéresse de nombreux constructeurs et sera certainement le théâtre de futurs essais. Avant peut-être d’envahir nos rues ?

 

Curieux ? Découvrez Transpolis en vidéo :